Bon ben y a du boulot pour répondre à tout ça
Petit Vince a écrit :L'artillerie embarquée sur les bateaux?
D'après Masson, dans "histoire de l'armée allemande", les rares bateaux allemands "doivent bénéficier de la supériorité qualitative" (p.32), sont à la pointes de la modernités, ne cèdent en vitesse qu'aux deux Dunkerques français (et à 3 vieux croiseurs de batailles anglais [non nommés]), et disposent d'une artillerie parfaitement au point. (p.82)
Le problème essentiel de l'Allemagne quand à la flotte est son positionnement stratégique. Évidemment le réarmement tardif n'a pas aidé (et un réarmement naval c'est forcement long), cela dit Hitler n'a pas tant tardé que cela, il ordonne une modernisation/réarmement de la flotte dès 1938 malgré ses réticences d'origines. Le Plan Z devait pouvoir être fini pour 1945 et ne fut "sabordé" qu'avec les entrées en guerre successives qui ont changés les moyens disponibles pour la flotte.
L'artillerie allemande n'est pas mauvaise, mais l'anglaise n'est pas plus mauvaise je pense. On parle que de 1936 hein, sinon il y aurait beaucoup à dire sur le guidage radar des tirs, etc. En tout et pour tout, la Royal Navy me parait plus efficace dans le domaine. À part les raids de commerce dans l'Atlantique et l'Océan Indien, les navires allemands n'ont pas beaucoup brillé je trouve

(je n'ai pas de source valable sous la main, si tu as un autre avis, n'hésite pas à l'étayer

)
Pour le réarmement, j'ai un autre avis aussi, mais comme ça ne concerne pas le jeu de FT, je ne développerai pas
Petit Vince a écrit :Cela dit il paraitrait (Masson toujours) que les travaux étaient plus avancés concernant le réacteur nucléaire embarqué. L'auteur note notamment que le premier soum nucléaire US était en fait un U-Boot de prise!
Ça me parait très tiré par les cheveux, en tous cas il n'y a rien en cours en 1936. Vu le secret qui règne pour des raisons compréhensibles encore aujourd'hui sur le sujet, je suppose que nous devons nous contenter de constater ce qui a vraiment été produit ou non
Petit Vince a écrit :La gestion allemande s'améliore dès que Speers en devient responsable en fait. Et techniquement rien n'aurait empêche l'Allemagne de le coller aux affaires plus tôt au lieu de lui faire faire des maquettes improbables de trucs qui n'auront jamais le temps d'être construit...
Ça pourrait être une option de facilité pour le joueur allemand (ou de difficulté pour le joueur russe) que de le faire arriver plus tôt dans la partie.
Après comme "tournant majeur" dans la mobilisation économique, conserver le discours sur la "'guerre totale" de Goebbels me semble un bon choix.
Non ça me parait très improbable. Il ne faut pas oublier que la dictature de 1936 est très loin de celle de 1939, et à des années-lumières de celle de 1942, sans parler de 1944. Hitler n'a pas le pouvoir absolu. Il est dépendant du bon vouloir de l'armée, des grands industriels et de ses alliés de la bourgeoisie ultraconservatrice. Il aurait été difficile de changer de ministre (les ministres du parti national allemand ne sont virés qu'en 1938), et impossible de soumettre les grands industriels. Ceux-ci sont parfaitement conscients de leur importance, et très particularistes. Même avec la pression extrême du temps de guerre, ils guerroyeront entre eux aux dépends de l'efficacité. Speer n'a pu faire ce qu'il a fait que parce que l'Allemagne subissait une pression immense et immédiate due à la guerre, avec des risques bien visibles en cas de défaite, et qu'il bénéficiait du soutien absolu de Hitler, auréolé des victoires en Europe et absolument incontesté (il avait aussi eu le temps de se débarasser de l'influence de la vieille élite, dans l'armée comme dans les ministères). Aucun de ces prérequis n'est là en 1936, donc impossible d'avancer la roue du temps
Emp_Palpatine a écrit :Aussi et sans doute surtout parce qu'il y avait les commissaires politiques derrière...
C'est d'ailleurs valable aussi pour les Allemands, les photos, exemples et témoignages de soldats défaitistes exécutés à la fin de la guerre ne manquent pas.
Exact, pour ça et le patriotisme russe, j'ai donné à l'URSS les meilleures stats en "courage individuel" derrière le japonais. Le terme n'est pas forcément le plus approprié (avoir peur de se faire exécuter, c'est pas du courage), mais on voit où il mène.
Petit Vince a écrit :Pour l'allemand, je recherche les estimations, mais si mes souvenirs sont bons, c'est relativement marginal en termes de pertes, très tardif, et les exécutions n'étaient pas forcement à imputer aux défaillances de soldats, mais à la sauvagerie des bataillons SS chargés de la discipline. Masson relate l'histoire de jeunes servants de DCA à Dantzig exécutés pour avoir rendu visite à leurs parents!
De plus, toujours pareil, si le soldat est sur le front est, il ne se fait pas beaucoup d'illusions sur ses chances de survies en cas de capture. Y'a pas à dire, ça motive!
La fin de guerre est un grand chaos où le régime totalitaire arrive à l'apogée de ses excès (tribunals volants, Feldgendarmes omniprésents, ordres radicaux, etc.). Cependant, la période précédente n'est pas vraiment tendre non plus, les punitions sont draconiennes. Du fait des nombreuses victoires faciles et de la perspective de victoire, le soldat allemand est encore plus motivé et ses supérieurs plus "relax" à l'égard de petites bévues. La nervosité croit au fil des défaites, et la brutalité aussi. Mais la sanction qui miroite, elle a toujours été présente, bien plus que dans toute autre armée occidentale!