T 18 ALLEMAND
La situation générale devient tendue et difficile. La poussée soviétique sur chaque front est inexorable.
Renforts
La 4e division roumaine, de pietre qualitée, est coincée en Crimée, où elle subira à terme le sort de toutes les troupes encerclées....
En revanche, l'industrie (souffreteuse) du Reich a rassemblée de nouveaux un bataillon de chars lourds, le 509e, qui arrive à Cherkassy.
Remplacements :
Il en manque, toujours....
Pour faire face à la poussée du Front de Voronezh et de ses 3 armées blindées, la 340e DI est renforcée, le long de la Chorol.
Au sud de Dneprodzerzhinsk ( imprononçable celui la) , la 7e Panzer est remise à niveau.
FRONT NORD
L'éventration du dispositif au nord du Dniepr menace directement la petite gare de triage de Grebenkovki, et de là le russe pourrait pousser directement sur Kiev.
Pour y faire face, Manstein mobilise encore et toujours ses blindés. Mais la cible est loin des positions initiales, près de Kremenchug. Car c'est là qu'il attendait l'effort soviétique. En vain.
Il faut orchestrer un véritable ballet entre les différentes unités pour tenter de venir s'opposer aux chars russes.
Manstein commence par lancer son corps contre Mirgorod, tenu par 2 divisions d'infanterie russes épaulées par des blindés.
Mais l'attaque est menée dans la précipitation : après une longue route, les chefs d'unités pressentent l'urgence à agir. C'est un mauvais calcul, car les divisions soviétiques font preuve de mordant et résistent vaillamment.
(
le résultat me donne un dramatique A1/DR, une perte à l'assaillant pour un recul au défenseur).
Manstein réagit, reprend les choses en main, on sent sa patte désormais dans l’exécution des missions. (
j'utilise le pouvoir de Manstein, je fait rejouer le dès). Finalement, les russes lâchent le terrain.
Encore une fois, la présence des Tigres de la Gross Deutchland arrache la décision (
présence intrinsèque dans l'unité, je crois bien que c'est la seule du jeu, hormis bien sur les bataillon de Tigres).
En s'emparant de Mirgorod, Manstein sécurise le flanc de ses unités.
Un peu plus au nord, une concentration de 4 divisions blindées s'en prend à la 5e armée de chars soviétique. Le corps de bataille SS coordonne ses efforts avec les 19e et 23e panzers (celle-ci réduite à un gros Kampfgruppe).
Le choc est tel que l'armée blindée soviétique ne peut s'accrocher au terrain (
résultat avec une étoile, l'adversaire ne peut même pas tenter une défense determinée) . Le 4e corps de la garde, composante de cette 5e armée, perd un step. L'ensemble de la formation ennemie reflue vers l'est.
Poursuivant sur sa lancée, Manstein intime l'ordre au corps SS de basculer vers le nord, et de s'en prendre à la puissante 3e Armée blindée soviétique. L'adversaire est coriace, mais Manstein compte sur la qualité de ses troupes.
L'attaque réussit au dela de ses espérances: non seulement l'armée russe reflue, mais elle laisse du monde sur le carreau, le bataillon de KV-A est éliminé dans la manœuvre.
Aux yeux de Guernica, Manstein à la chance du diable....
FRONT SUD
Si Manstein à rétablit provisoirement la situation au nord, au sud, c'est moins brillant.
La tête de pont de Nikopol est défendue sur ses flancs par des avants-postes qui empêchent les forces de la Wermacht de se concentrer sur la ville.
Afin d'obtenir une modeste masse de manœuvre,l 'OKH va prélever des unités sur la ligne de front le long du Dniepr.
Elles roquent en un savant mouvement, se remplaçant les unes les autres à leur postes.
A l'Ouest de Nikopol, un corps blindé composé des 6e et 3e Pz et de la 10e PzG assaille la 2e Brigade Para russe par le nord, tandis que 2 divisions d'infanterie attaquent par le sud. Cet assaut est une simple formalité, l'adversaire est écrasé. Mais il m'aura fait perdre du temps.
A l'Est de la ville, c'est le corps composé des 11e et 4/9e Pz et de la 3e Gebirg qui malmènent l'infanterie russe qui s'accroche aux rives du Dniepr. Sur le flanc oriental, 2 divisions affaiblies apportent leur concours.
Manquant de moyens antichars adéquat, l'infanterie russe plie, laissant les Paras en arrière garde. Tandis que 130e/151e et 5A/7A DI sont refoulées derrière le fleuve avec fracas, la 1ere Brigade para russe est anéantie.
Certes la tête de pont russe a perdu de la largeur....mais il reste Nikopol à reprendre.
Il n'y a qu'un corps blindé en mesure d'attaquer Nikopol à ce moment. En face, deux corps blindés russes et un bataillon de chars s'accrochent aux ruines. Utiliser des blindées pour assaillir une ville n'est pas le plus efficace, mais je n'ai que cette force là sous la main. Ca vire tres vite au carnage. En dépit de l'appui de la Luftwaffe, les défenseurs, enterrés et dissimulés, font des cartons faciles sur mes chars de tête. La progression est lente, couteuse. Plusieurs panzers brulent aux abord de la localité, ou en plein milieu des rues des faubourg nord.
Cependant, peu à peu, les russes se replient. On pense peut etre pouvoir les chasser de la ville....
(
résultat A1/DR, l'assaillant perd un step, le défenseur se replie....sauf s'il tente une défense determinée, aisée sur ce terrain)
L' Armée Rouge n'ayant plus qu'une seule tête de pont sur le Dniepr est bien décidée à s'accrocher à la ville. Les combats s'intensifient. Nikopol est un champ de ruines, où des carcasses brulantes de chars sont éparpillées dans un paysage de murs délabrés, de poussière et de poudre. Et la ville reste aux mains des soviétiques...
(
la tentative de Défense Determinée est un succès, elle à couté un step à chaque adversaire mais permet au défenseur d'ignorer le recul)
Les enjeux augmentent autour de Nikopol....
Symptomatiques de l'intensité de la campagne : les pertes de chaque adversaire.
On pourrait croire l'Armée Rouge exsangue, avec 5 corps blindés, 9 bataillons de chars, 16 divisions d'infanterie et une poignée de brigades anéanties. Mais la poussée reste irrésistible....
Points de Victoires : la situation n'a pas changé, donc Guernica reste à 23 VP. Son Patron lui en demande 25, pas de quoi envoyer Zhukov en cours martiale, ni de fouetter un chat.
