Mi-février 1850
L'économie semble être une affaire de longue haleine. Ne parlons même pas de l'armée, il faut d'abord un petit pactolle de côté avant de s'occuper à dépenser à tout-va. Remplaçons donc les fusils autrichiens par ceux d'étrangers, que nous disent nos diplomates? Comte von Efelleturm, qu'avez-vous à nous dire?
Oh, une belle brochée de pactes défensifs, je vois. Nos vassaux, pardons nos amis d'Allemagne du Sud, ainsi que l'appui du Tsar et des hordes qui lui servent d'armée. Je vois que nos voisins sont un peu maussades, envoyons-donc des diplomates boire du champagne avec eux. La Bavière, le Wurttemberg et le Bade feront l'affaire pour l'instant. À terme, il faudra voir à s'assurer d'un soutien russe plus solide pour tenir les Piémontais en échec, même si ceux-ci venaient à s'accouder aux armes françaises.
Les nouvelles sont plus abordables en cette fin de janvier, des pirates terrorisent les eaux du Tonkin et de Sumatra, à la bonne heure. Retournons à l'économie, un petit élevage de boeufs peut être financé à Laibach, allons-y, surtout que les prix viennent d'augmenter. Au niveau des déficits, c'est le ravitaillement qui plonge un peu, à surveiller.
Fin février 1850
Parlons chemins de fer. L'Autriche est assez bien reliée, et il y a un début de ligne en Italie du Nord. Actuellement, la ligne Salzbourg-Vienne est en construction, tout comme Graz-Vienne, il faudrait attaquer la liaison Venise-Udine pour raccorder le Frioul au réseau nord-italien. C'est encore un peu cher, 675.000 couronnes d'avance risqueraient d'étrangler le commerce intérieur. Patience.
Le commerce extérieur lui tourne à satisfaction, du vin français et du minerai de fer russe passent nos frontières, tandis que nous exportons de l'acier et du blé. De juteux droits de douanes s'empilent au ministre des finances. Quelques régiments sont formés, ce sont nos prédécesseurs de la "Société des sages" qui en ont ordonné la mobilisation. Ce ne sont pas quelques tirailleurs hongrois qui vont changer la donne, mais rappellons que nous nous étions engagés à faire croitre les forces armées.
C'est l'occasion de jeter un oeil sur nos armées, quatre au total, stationnées en Bohême, en Istrie, en Pologne et en Hongrie. De quoi montrer suffisament de bottes ferrées pour éviter aux esprits bouillonants de mettre à éxécution leurs rêves arrosés. Ha, le vieux Radetzky von Radetz s'en souvient, d'avoir ecrasé la rébellion des Italiens!
Comte von Druss zu Dharan, un petit orchestre pour nous jouer la marche de Radetzky, et un cognac pour tous!
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