Simplicius Simplissimus a d'excellents souvenirs de l'école : martyrisé par ses petits camarades à cause de sa myopie et d'un physique ingrat, il sublimera ses épreuves en se forgeant un caractère à toute épreuve.
Sa vocation est désormais toute tracée, et il choisit enthousiaste la fascinante voie de la pédagogie à la faculté. Encouragé dans ses travaux par l'austérité germanique du Pr Otto von Kalashnikow et par la Mère Supérieure Marie-Tyranne de Saint-Jean-du-Fouet, il éblouit le jury lors de sa soutenance de thèse : "La dialectique du métal et de la chair à vif, ou une histoire des châtiments corporels de la glorieuse antiquité à nos temps décadents et permissifs".
Il obtient la chaire de pédagogie expérimentale au fil de fer barbelé à la prestigieuse université de Tropico-des-Douleurs; parallèlement, il s'engage dans la politique en rejoignant le parti fondé par Evelyne Thomas, le CQMBMA ("C'était quand même bien mieux avant").
Son ascension est irrésistible : il devient délégué général aux devoirs des enfants, secrétaire perpétuel de la Star Académie française (ses interventions vigoureuses seront hélas coupées au montage), et postule au prestigieux titre de chef de troupe à "Première compagnie". C'est hélas un échec.
De dépit, il vend ses sévices au plus offrant, et se retrouve, dans des circonstances un chouïa troubles, Ministre de l'Education du San Peltapador. Il y récupère le portefeuille d'el presidente, qui ravi, lui confie en échange celui de la Culture. A ceux qui osent pointer du doigt ses lacunes dans le secteur, il réplique d'un cinglant : "Je m'y connais un peu, j'ai moi-même un potager.", lors de la remise ses insignes de Chevalier des Arts et Lettres à Coicoignet (le seul rival de Tatayet au San Peltapador).