Début février 1851
Les combats deviennent brouillons aux Pays-Bas. L'armée néerlandaise se serait sauvée en marchant à travers la Rhénanie, pour se réfugier en Hesse-Darmstadt avec des forces minimes. De plus, Amsterdam est revenue dans le cocon de sa nation, on ne sait trop comment, peut-être une insurrection populaire? En tous cas, Guillaume de Prusse a avalé une triple portion de bellicisme au petit déjeuner, le voilà qui s'attaque en plus à la Belgique!
Le roi Léopold de Belgique, un Saxe-Cobourg-Saalfeld, ancien consort de la Princesse de Galles, vétéran des batailles de Kulm, Lützen, Bautzen et Leipzig contre Napoléon, ancien général de l'armée russe, ancien prince souverain de Grèce, compte bien défendre sa jeune nation. Bruxelles est fortifiée, l'armée belge compte 4 divisions d'infanterie, 2 divisions de cavalerie et 4 régiments d'artillerie, de quoi en montrer aux casques à pointe!
Bien pire cependant, nous voici confrontés à notre première crise diplomatique, la France a insulté notre ambassadeur! Le comte von Efelleturm arrive au galop pour nous apporter le fameux "Manuel de la Gloire des Nations" du baron Paradopoküs. Alors, crises diplomatiques, gnégnégné, possibilité de guerre, gnégnégné, l'idéal est de faire reconnaitre sa "juste cause" par le concert des grandes nations. Allons-donc, aux armes (diplomatiques)!
Revue de départ: 115 points de prestige sont en jeu, soit environ 10% de notre prestige total. Le monde pense que nous sommes dans notre juste droit (-1 à l'indicateur, +1 serait en faveur de l'initiateur, soit la France), le niveau de tension est à 19% et donc bas, il n'y a encore aucune dominance de part et d'autre.
Von Efelleturm présente deux stratégies adaptées à notre situation. Nous voulons éviter la guerre avec la France, qui ne promet aucun gain d'importance, mais porte les germes d'une catastrophe au cas où nos armées seraient défaites. Soit nous campons sur notre position de "juste cause" en essayant d'éviter le pire, soit nous nous permettons une stratégie un poil plus agressive qui vise à leurrer la France, la forçant à accorder plus d'importance à la chose, et donc d'y investir plus de prestige, tout en essayant de garder la main haute et de ne pas faire déborder les tensions.
Avant de décider, jetons un oeil au rapport de force militaire ...
La France a 109% de notre force militaire, et la seule armée que nous puissions voir est celle du Rhin, plus puissante que chacune de nos quatre armées. La confrontation militaire doit donc être évitée à tout prix.
Hors de question pourtant de jouer profil bas, nous optons pour une stratégie défensive mais pugnace. Le comte ira mener les négociations internationales sans notre présence immédiate. Le plan: lancer une campagne de presse hostile, puis mettre la pression sur nos alliés pour qu'ils nous soutiennent publiquement. Ensuite, insulte diplomatique! Ils ne pourront rester de marbre, et nous profiterons de leur confusion pour forger quelque demande territoriale, diplomatique ou économique.

Nous dicterons le ton! La France perdra l'initiative, et immédiatement après, ultimatum! Euh, ultimatum de guerre? Comte, ce n'est pas ce dont nous avions convenu ... Je modifie les instructions un peu ... un peu beaucoup ... Alors: campagne de presse, puis pression sur les alliés, puis une discussion sur la légalité de la position française, puis, tir de semonce! Avertissement en grande pompe, ton sentencieux! Les choses se corsent! Ensuite, deux ex machina, l'Empereur tient un discours qui entrera dans les annales, plus conciliant! Responsabilité internationale etc. Pour finir, un petit débat.
Fort satisfait de ce plan, je contemple encore un peu le bilan positif des investissements de l'année précédente. L'économie autrichienne est en floraison!