2016 : L’ANNEE DES TROIS VICTOIRES
Cinq années sont passées depuis que j’ai eu l’incommensurable honneur de prendre en mains la destinée de la France. Que de chemins parcourus depuis sur la route de la gloire pour ma douce et tendre Patrie ! Et il en restait encore tant à faire! Mais pour continuer sur cette voie il fallait encore gagner les élections présidentielles prévues pour cette année. J’envisageais ainsi un début d’année calme et apaisé jusqu’aux élections, ponctué de visites caritatives et de manifestations avec des artistes acquis à ma cause pour asseoir ma réélection dans un fauteuil. Mais je dû rapidement déchanter car une nouvelle inquiétante arriva le 12 janvier en provenance de la Péninsule Arabique…
LA VICTOIRE MILITAIRE : LA SECONDE GUERRE PENINSULAIRE - CONFLIT AU QUATAR
Le
12 janvier, je reçus effectivement des nouvelles de la part d’un traitre Qatari nous informant que son pays finançait les terroristes djihadistes en Ouzbékistan. Encore une fois mon instinct ne m’avait pas trompé et mes soupçons sur les agissements douteux de ce pays se confirmaient !
Même si j'en profite, je méprise ces hommes prêts à trahir leurs pays pour de l'argent
Ma première pensée fut pour nos amis Ouzbèkes, si proche de la France par le cœur et l’esprit. Tout le monde connaît les liens forts qui unissent nos deux nations, que l’on retrouve notamment part les jumelages de Lyon avec Samarkand, de Rueil Malmaison avec Boukhara et de Versailles avec Khiva. Bref, je considère que s’en prendre à l’Ouzbékistan, c’est s’en prendre à la France !
Dans un second temps je craignais que les ressources énergétiques que le hasard avait disposé sur son territoire n’incite le Qatar à menacer la stabilité mondiale. Mon grand projet stratégique que je poursuivais depuis 2014 en regroupant sous notre contrôle les réserves mondiales de pétroles et de gaz pour assurer à l’humanité un développement harmonieux et pacifique s’en trouvait confirmé de manière éclatante.
Un gaz pour la paix: un gaz français!
Comme d’habitude, je décidais d’agir rapidement et fermement. Pendant que j’ordonnais au CSA la rediffusion des épisodes du dessin animé Méthanie pour sensibiliser petits et grands sur l’importance du gaz dans le mode de vie français, je demandais au plus tôt une résolution militaire à l’ONU contre le Qatar.
Le gaz fait partie du mode de vie traditionnel français que j'entend bien préserver!
A la mi-février, je reçois en audience l’ambassadeur Qatari dans mon bureau. Visiblement, il est très tendu et très nerveux. Il est vrai que trois jours plus tard devait avoir lieu le vote à l’ONU, et que s’ensuivrait inévitablement une attaque française légitime contre son pays :
« Monseigneur Président, me dit-il après les salutations d’usages une fois que nous sommes seuls dans mon bureau. Je vous prie de bien vouloir annuler votre demande de résolution à l’ONU contre-nous.
-Pourquoi le ferais-je ? Les preuves de l’implication de votre gouvernement dans le terrorisme sont accablantes. Je n’ai pas le droit de laisser cela impuni.
-Mais enfin pensez aux liens que nous avons tissés entre nos deux pays depuis plusieurs années ! Tout l’argent que nous avons investis ici : Les hôtels, la télévision, le football, le sport en général… cela ne représente donc rien pour vous ?
-L’argent ne compense pas votre honneur perdu » dis-je avec un air de mépris dans la voix tout en le congédiant.
Le
18 février, nous obtenons comme prévu le vote de l’ONU sur la résolution militaire contre le Qatar.
Une fois de plus, le France sera la championne de la Liberté dans le monde
Je sais que nos forces stationnées dans la région du Golfe Persique Français (ex-Emirats Arabes Unis) sont largement suffisantes pour mettre au pas le Qatar, et j’ai donc l’intention de ne pas perdre de temps.
Quelques jours plus tard, j’appelle le Président des Etats-Unis. Les Américains ont en effet une base militaire au Qatar, et pour éviter des dommages collatéraux durant la guerre qui s’annonce imminente je lui demande expressément d’y consigner ses hommes.
L’offensive commence le
7 mars et se déroule en 3 temps :
-Destruction de la flotte de guerre Qatari et des troupes embarquées ennemies.
-Débarquement au sud-est de la péninsule.
-Prise de Doha.
Les consignes sont claires : il est hors de question de connaitre des déboires similaires à la Guerre du Brunei. En conséquence, ordre a été donné à nos soldats d’employer la puissance de feu maximale.
La guerre du Qatar est commencée. La victoire ne fait aucun doute.
Conformément au plan, la première vague d’assaut aéro-navale est dévastatrice pour l’ennemi. En quelques heures des dizaines de navires Qatari sont envoyés par le fond, accompagnés de plusieurs milliers d’hommes et de véhicules de combats.
Nous assistons à l'une des plus grandes victoires navales françaises depuis Bévezier en 1690
Dès lors, la suite de la campagne militaire n’est plus qu’une promenade de santé pour nos troupes au sol. Certes, certaines unités Qatari lancent des contre-attaques désespérés mais elles sont toutes anéanties après de brefs combats. Pour forcer la décision, nous lançons des bombardements massifs sur les villes ennemies où se terrent également les derniers fidèles du régime.
Le Qatar sous les bombes
Le
17 mars, après 10 jours de combats, le Qatar reconnait enfin son inéluctable défaite et capitule après 10 jours de combats.
Le bilan des pertes est relativement léger. Du moins pour nous:
France : 500 soldats.
Qatar : 13 000 soldats, 100 000 civils.
Le
23 mars, nous annexons le Qatar qui rejoint ce que nous appelleront désormais officiellement « La Nouvelle-France Orientale ».
La Nouvelle-France Orientale en 2016
En revanche notre succès militaire ne semble pas faire que des heureux : On détecte rapidement d’importantes concentrations de forces de l’armée saoudienne à la frontière. Souhaitant toujours favoriser la diplomatie et trop amoureux de la paix pour user de violence afin de résoudre les crises, nous refusons d’envenimer les choses pour que le calme et la sérénité règnent de nouveau sur le Moyen-Orient.
Mouvements de troupes saoudiennes à la frontière peu après l'annexion du Qatar
Quoi qu'il en soit j'avais d'autres chats à fouetter, notamment et surtout la campagne présidentielle qui approchait.
VICTOIRE POLITIQUE : LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES
Une France forte et fière. Tel est mon bilan. Tel est mon projet.
Un simple comparatif entre la situation de la France avant ma prise de fonction par rapport à aujourd’hui vaut mieux que tous les programmes politiques :
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Population : 65,7 Millions / 76,7 Millions
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PIB : 2 110 Milliards / 3 079 Milliards
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Superficie : 633 000 km2 / 722 000 km2
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Part dans le PIB mondial : 4,56 % / 5,19 %
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Chômage: 9,91 % / 0,10 %
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Inflation: 1,55 % / 0,61 %
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Déficit de l'état: 10,13 % / 6,10 %
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Endettement: 84 % / 84 %
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PIB/Hab : 32 130 € / 40 163 €
Au vu de tels résultats qui –à part des idiots et des traitres à la Nation- peut ne pas voter pour moi ?
Certes, parfois des émissions se penchent sur certaines « affaires » qui ont défrayés la chronique pendant mon mandat. mais cela ne concerne que les meurtres mystérieux de 5 humoristes, 3 politiciens, 2 chefs d’Etat, 1 syndicaliste et 1 doyenne de la nation. Cela ne peut donc pas remettre en cause fondamentalement ma politique sécuritaire qui a surtout permis de porter de rudes coups aux terroristes sur le territoire français.
Il peut toujours chercher: il ne trouvera rien!
En tout cas il n’y a pas grand-chose à raconter sur la campagne présidentielle.
L’enquête que j’ordonne sur les autres candidats afin de m’assurer de leurs bonnes mœurs me fait apprendre que Pascal Le Peglois trempe dans des magouilles immobilières. Cela ne m’étonne guère : il est communiste ! Je transmets le dossier à la presse et à la justice quelques jours avant le premier tour. Les Français ont le droit de savoir !
Le
27 juin à lieu le premier tour. Sans surprise j’arrive en tête avec 37% des cotes contre 32% à mon concurrent principal, le socialiste Paul Cateau.
Après le débat télévisé qui se passe très bien pour moi, j’attends avec la plus grande sérénité le 2e tour.
Le
10 juillet, certes je suis de nouveau élu, mais avec seulement 52% des voix ! Contrairement à mes attentes, c’est loin d’être un plébiscite. A croire qu’il est bien difficile de contenter les Français. Mais peu importe ! Je ferais leur bonheur avec ou sans leur soutient !
Une victoire électorale mitigée. Mais cela reste une victoire.
Quelques jours plus tard je dissous l’Assemblée Nationale afin de profiter d’une vraie majorité durant tout mon futur quinquennat. Cela se passe cette fois beaucoup mieux, le PFR récolte à lui tout seul 54% des sièges. L’extrême-droite est balayée mais la principale victime est le Parti Socialiste qui n’est même plus la principale force d’opposition ! Le rôle en reviendra à la Ligue Révolutionnaire. Autant dire que ce ne sont pas ces graines de bolcheviques qui vont menacer mon pouvoir. Je retrouve le moral après les élections présidentielles.
Une majorité nombreuse et unie derrière son chef, une oposition éclatée et divisée: Voilà la 5e République que j'aime!
J'ai de nouveaux tous les pouvoirs pour les cinq prochaines années, ce dont j'ai bien l'intention d'user.
VICTOIRE ECONOMIQUE : LA BAISSE DES DEFICITS
A l’automne, après un été splendide qui avait vu une nouvelle victoire de l’équipe de France olympique finir en haut du podium des JO de Rio avec 115 médailles, je décide de lutter de manière plus efficace contre les déficits de la France. Comme il est évidemment hors de question de prendre le budget militaire comme variable d’ajustement, je décide logiquement de sabrer dans le budget de la santé et du social qui représente plus de 51% de nos dépenses totales. J’y vais fort. Très fort. Le 4 novembre, j’ordonne de couper dans la quasi-totalité des budgets relevant de la santé, ce qui représente une économie de près de 80 milliards d’euros par an. Le lendemain, je décide de relever l’âge de départ à la retraite d’une année supplémentaire pour les hommes et les femmes.
Quand on fait les malins avec sa retraite active, on peut bien passer une année de plus au bureau ou à l'usine!
A ma profonde stupéfaction, alors que je m’attendais à des manifestations monstres suites à ces mesures dures mais légitimes, il ne se passe rien. Mais absolument rien ! Je ne perds même pas un point de popularité dans les sondages. Après quelques jours de profondes réflexions, j’en viens à la conclusion que les Français sont enfin devenus raisonnables et me font une confiance totale pour les diriger vers la voie du progrès et de la prospérité.
Et je comptais bien les satisfaire.
A suivre…