Posté : ven. mars 31, 2006 1:42 pm
Je me mis donc à lire le morceau de parchemin que m'avait remis Lucien. En gros, on me demandait de « provoquer un accident » sur la personne de Baenlin, qui, si on se fiait à sa description, était un bourgeois nanti, rendant visite régulièrement à ses jeunes paysannes, et conspirateur avec cela.
Quel charmant personnage ! La perte d'un tel être ne serait donc pas si terrible que cela... Tu le penses vraiment ou tu veux t'en convaincre ? Je n'ai pas vraiment le choix de toute manière, si je veux acquérir des compétences et de l'argent rapidement ! J'ai quand même été chargé par l'empereur d'une mission délicate ! Tu es bien sûr que c'est la seule raison qui te pousse au vice ? Oui ! Vraiment sûr ? OUI ! Aucun lien avec le sentiment éprouvé pendant l'assassinat ? Je n'ai ressenti que de la peur ! Je... je croyais qu'il allait me tuer ! Arf ! Ne mens pas ! C'est la vérité ! La vérité, c'est que pendant que tu te « défendais » tu prenais ton pied ! Tu aimais la sensation des chairs dépecées sous ta lame ! L'odeur, la chaleur, la couleur du sang ! Tais-toi ! TAIS-TOI !
L'aubergiste me regarda un peu de travers lorsque je commandais encore quelques bouteilles d'hydromel, après la soirée arrosée de la veille. Par un hasard qui se révélerait macabre, Baenlin possédait une fort belle demeure, ici même, à Bruma, à quelques patés de maison de l'auberge d'Olaf.
Je fis le chemin dans une sorte de rêve éveillé, à cause de la quantité astronomique de boisson que j'avais consommé. Tant mieux, cela m'empêchait de réfléchir à ce que j'allais faire et faisait taire par la même cette voix dans ma tête. Cela faisait maintenant plusieurs années qu'elle ne s'était pas manifestée, j'avoue, après tout ce temps, l'avoir complètement occultée... Son brusque retour n'en fut pas réellement un à proprement parler... elle a toujours fait partie de moi. Elle veillait, ombre muette, sur chacun de mes actes, attendant le moment où elle pourrait à nouveau prendre le dessus... Et ce moment était arrivé.
J'arrivais relativement tôt sur les lieux du crime, en effet il m'a paru plus sage de m'imprégner des lieux avant de tenter quoi que ce soit. Les rares passants que je croisais évitaient mon regard, je devais vraiment faire peur, avec ma barbe de deux semaines et mon haleine chargée... La nuit tombée, je m'introduisît dans le manoir discrètement, histoire de bien repérer les lieux et ma cible elle-même. Caché à l'affût, j'ai remarqué que notre homme adorait la lecture... j'ai également noté la grosse tête de buffle empaillée au dessus de sa tête... si seulement je pouvais m'introduire dans les combles ! Certes, l'accident serait un peu « gros » mais après tout, il pourrait l'être à tel point qu'il en deviendrait crédible !
Profitant de l'absence de son majordome et du fait que notre cher Baenlin allait visiblement se coucher, je décidais de poursuivre l'investigation de la maison avec si possible un moyen de m'introduire dans les combles pour mettre mon plan à exécution. En passant dans la salle à manger, je fus frappé par la vue d' un saladier rempli de pommes. Le dépôt au milieu de celui-ci du pomme empoisonnée pourrait être une bonne alternative au plan A. D'autant qu'à cette période de l'année, en plein Souffregivre, les fruits sont relativement rares. S'il est bien l'homme que l'on m'a décrit il n'irait pas en proposer à son domestique.
]). Après quelques minutes à tâtonner, je finis par trouver une entrée... Je m'y engouffrais silencieusement... Une fois devant l'attache de la tête de buffle, il était évident qu'elle ne tenait plus qu'à un fil. Elle devrait tomber d'elle même d'ici quelques mois au plus. Précipitons la chance ! Toujours dans les combles, je refermais discrètement la petite plaque bouchant leur entrée.
Je pus en déduire que la victime se trouvait à la bonne place. Je commençais à jouer avec le noeud, qui fit grincer les planches, qui céderèrent. Un bruit sourd suivit d'un râle m'indiqua que j'avais touché ma cible. Comme prévu le majordome accourra, constata la chose et partit chercher de l'aide. Le temps pour moi de sortir de ma cachette, d'observer le résultat et de m'éloigner, il revenait déjà avec des gardes et des personnes que je soupçonnais être des guérisseurs.
Quel charmant personnage ! La perte d'un tel être ne serait donc pas si terrible que cela... Tu le penses vraiment ou tu veux t'en convaincre ? Je n'ai pas vraiment le choix de toute manière, si je veux acquérir des compétences et de l'argent rapidement ! J'ai quand même été chargé par l'empereur d'une mission délicate ! Tu es bien sûr que c'est la seule raison qui te pousse au vice ? Oui ! Vraiment sûr ? OUI ! Aucun lien avec le sentiment éprouvé pendant l'assassinat ? Je n'ai ressenti que de la peur ! Je... je croyais qu'il allait me tuer ! Arf ! Ne mens pas ! C'est la vérité ! La vérité, c'est que pendant que tu te « défendais » tu prenais ton pied ! Tu aimais la sensation des chairs dépecées sous ta lame ! L'odeur, la chaleur, la couleur du sang ! Tais-toi ! TAIS-TOI !
L'aubergiste me regarda un peu de travers lorsque je commandais encore quelques bouteilles d'hydromel, après la soirée arrosée de la veille. Par un hasard qui se révélerait macabre, Baenlin possédait une fort belle demeure, ici même, à Bruma, à quelques patés de maison de l'auberge d'Olaf.
Je fis le chemin dans une sorte de rêve éveillé, à cause de la quantité astronomique de boisson que j'avais consommé. Tant mieux, cela m'empêchait de réfléchir à ce que j'allais faire et faisait taire par la même cette voix dans ma tête. Cela faisait maintenant plusieurs années qu'elle ne s'était pas manifestée, j'avoue, après tout ce temps, l'avoir complètement occultée... Son brusque retour n'en fut pas réellement un à proprement parler... elle a toujours fait partie de moi. Elle veillait, ombre muette, sur chacun de mes actes, attendant le moment où elle pourrait à nouveau prendre le dessus... Et ce moment était arrivé.
J'arrivais relativement tôt sur les lieux du crime, en effet il m'a paru plus sage de m'imprégner des lieux avant de tenter quoi que ce soit. Les rares passants que je croisais évitaient mon regard, je devais vraiment faire peur, avec ma barbe de deux semaines et mon haleine chargée... La nuit tombée, je m'introduisît dans le manoir discrètement, histoire de bien repérer les lieux et ma cible elle-même. Caché à l'affût, j'ai remarqué que notre homme adorait la lecture... j'ai également noté la grosse tête de buffle empaillée au dessus de sa tête... si seulement je pouvais m'introduire dans les combles ! Certes, l'accident serait un peu « gros » mais après tout, il pourrait l'être à tel point qu'il en deviendrait crédible !
Profitant de l'absence de son majordome et du fait que notre cher Baenlin allait visiblement se coucher, je décidais de poursuivre l'investigation de la maison avec si possible un moyen de m'introduire dans les combles pour mettre mon plan à exécution. En passant dans la salle à manger, je fus frappé par la vue d' un saladier rempli de pommes. Le dépôt au milieu de celui-ci du pomme empoisonnée pourrait être une bonne alternative au plan A. D'autant qu'à cette période de l'année, en plein Souffregivre, les fruits sont relativement rares. S'il est bien l'homme que l'on m'a décrit il n'irait pas en proposer à son domestique.

Configuration des lieux du meurtre
Arrivé à l'étage, je me mis en quête d'une planche bancale ou mieux une petite entrée donnant dans les combles (dans l'architecture traditionnelle de Bruma il était fréquent d'utiliser les combles comme espace de stockage [c'était la minute culture nda 
Dans les combles
Je ruminais mon plan dans un semi-coma éthylique, attendre d'être sûr qu'il soit sous la tête, trafiquer l'attache, resté caché dans les combles jusqu'à ce que le majordome parte en quête d'un guérisseur. Telle une litanie, je le scandais discrètement une bonne partie de la nuit. Je finis néanmoins par m'endormir et fut réveillé en sursaut par le propriétaire des lieux qui hurlait à son majordome de lui apporter les dernières nouvelles au coin du feu avant qu'elles ne soient totalement périmées !Je pus en déduire que la victime se trouvait à la bonne place. Je commençais à jouer avec le noeud, qui fit grincer les planches, qui céderèrent. Un bruit sourd suivit d'un râle m'indiqua que j'avais touché ma cible. Comme prévu le majordome accourra, constata la chose et partit chercher de l'aide. Le temps pour moi de sortir de ma cachette, d'observer le résultat et de m'éloigner, il revenait déjà avec des gardes et des personnes que je soupçonnais être des guérisseurs.

Meurtre accompli.




